Machiavel



Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes.

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mardi 19 avril 2016

Témoignage du Major Alexander P. de Seversky II

Ceux qui réussirent à s’extirper du chaos se précipitèrent vers les ponts. Il y a des raisons de croire que l’un de ces ponts s’est effondré sous le poids de la foule en panique, bien que d’aucuns soutiennent qu’il n’a pas résisté à l’explosion de la bombe. Sur les autres ponts, la pression de la population hystérique a fait craquer les rambardes, catapultant des milliers d’individus vers leur mort par noyade. Les rambardes manquantes n’ont pas été arrachées par l’explosion de la bombe comme il a été fréquemment rapporté.

À une échelle gigantesque et horrible c’est le feu, le feu seul, qui a eu les conséquences les plus lourdes en termes de vies humaines et de biens endommagés à Hiroshima et Nagasaki.

Les victimes ne sont pas mortes sur le coup dans une espèce de dissolution atomique. Elles sont mortes comme les gens meurent dans un incendie. Il est fort possible que l’onde de choc ait été suffisamment puissante pour causer des blessures internes à nombre de personnes se trouvant près du centre de l’explosion ; en particulier des blessures des poumons – un effet connu des bombardements classiques utilisant des explosifs à haut gradient.

Peut-être que certaines morts ont été dues à la radioactivité. J’ai rencontré des gens qui avaient entendu parler de morts par brûlures ou empoisonnements radio. Mais je n’ai pas pu obtenir de confirmation de première main. Les docteurs et infirmiers dans les hôpitaux que j’ai visités n’avaient enregistré aucun de ces cas-là, bien que certains avaient entendu parler de telles occurrences. J’ai également interrogé des pompiers et des employés de la Croix Rouge qui s’étaient précipités dans Hiroshima et Nagasaki dans les premières minutes après les attaques. Tous démentirent une connaissance directe d’une quelconque radioactivité rémanente.

Tels sont les faits comme je les ai rencontrés – ils me semblent suffisamment tragiques sans y ajouter une garniture pseudoscientifique. Je ne suis pas le seul à abriter cette opinion. Des observateurs scientifiques sur place à qui j’ai parlé partageaient en général mon point de vue. Rien d’officiel n’est venu du Ministère de la Guerre pour justifier les exagérations fertiles. Il n’est tout simplement pas vrai que de la matière a été vaporisée par l’intense chaleur – si l’acier s’était évaporé alors certainement le bois aurait fait de même, et le bois intact se trouvait en abondance partout dans les gravats. Dans aucune des deux citées bombardées on a trouvé de « point dénudé » tels que ceux créés lors les essais au Nouveau Mexique, et les deux zones touchées par les bombes atomiques montrent des troncs d’arbres et des murs recouverts de plantes grimpantes, invalidant ainsi les affirmations de super chaleur.

Plus j’analyse en détails mes observations, en fait, plus je suis convaincu que les mêmes bombes lâchées sur New York ou Chicago, Pittsburgh ou Detroit, n’auraient pas causé plus de morts que l’une de nos blockbusters, et les dégâts immobiliers auraient pu se limiter à des vitres cassées sur une vaste surface. Il est vrai que les bombes atomiques furent apparemment détonnées trop haut pour atteindre l’effet maximal. Si elles avaient explosé plus près du sol, les effets de la chaleur intense auraient pu être impressionnants. Mais dans ce cas l’explosion aurait pu être localisée, restreignant fortement la zone de destruction.

Trois scientifiques de l’Université de Chicago me prirent sérieusement à partie pour avoir dit que 200 B-29 chargés de bombes incendiaires auraient pu causer autant de dégâts. Ils expliquèrent que « si 200 Superforts avec des bombes ordinaires pouvaient annihiler Hiroshima comme une seule bombe atomique l’a fait, le même nombre d’avions pourrait annihiler 200 villes avec des bombes atomiques. »

Ces experts oublièrent juste de mentionner un détail – que les 200 villes devaient être aussi frêles qu’Hiroshima. Sur une ville faite majoritairement de béton et d’acier, les explosifs à haut gradient devraient être ajoutés pour avoir l’effet escompté. Une seule bombe atomique lancée sur Hiroshima équivalait à 200 Superforts ; mais à New York ou Chicago un autre type de bombe atomique explosant d’une autre manière serait nécessaire avant de pouvoir correspondre à un Superfort chargé d’explosifs à haut gradient.

Il me semble complètement trompeur de dire que la bombe atomique larguée sur le Japon était « 20.000 fois plus puissante » qu’un blockbuster au TNT. Du point de vue de l’énergie totale produite, cela est peut-être exact. Mais nous ne nous occupons pas de l’énergie libérée dans l’espace. Ce que nous devons considérer est la portion qui fut effectivement démolie. De ce point de vue, le chiffre de 20.000 est immédiatement réduit à 200 sur une cible telle qu’Hiroshima. Sur une cible telle que New York, le chiffre de 20.000 tombe à un ou moins.

Cependant, la comparaison d’une bombe atomique avec une bombe au TNT, à ce stade de développement, revient à comparer un chalumeau et une perceuse. Tout dépend de si vous essayez de brûler une clôture en bois ou de démolir un mur en béton. Tout ce qu’on peut affirmer avec certitude c’est que la bombe atomique s’est révélée totalement efficace pour la destruction d’une ville hautement fragile et inflammable. C’était l’un de ces cas où la bonne force a été appliquée contre la bonne cible au bon moment afin de produire l’effet maximal. Ceux qui ont pris la décision tactique de l’utiliser dans ces cas-là devraient être complimentés.

La bombe larguée sur Nagasaki était censé être de nombreuses fois plus puissante que celle larguée sur Hiroshima. Pourtant les dégâts à Nagasaki étaient bien moins importants. À Hiroshima, 10,6 km² ont été rasés ; à Nagasaki seulement 2,6 km². La bombe atomique améliorée, en d’autres termes, n’avait un rendement que d’un quart de son prédécesseur !

Pourquoi ? Plusieurs théories ont été proposées, mais personne n’en est sûr. Cela met en évidence le fait que quelque chose d’autre que la masse supplémentaire sera nécessaire pour produire des résultats plus importants sur la cible. Avec le temps, bien évidemment, le problème d’obtenir des résultats maximum à partir d’un missile atomique seront résolus. Les méthodes seront certainement développées pour perdre dans l’espace une moindre part de l’énergie libérée et pour mieux la diriger vers la zone à détruire.

Les scientifiques de Chicago me rappelèrent dans leur déclaration que « les bombes larguées sur le Japon furent les premières bombes atomiques jamais fabriquées. Ce sont des feux d’artifice comparé à ce qui sera développé dans dix ou vingt ans. »

C’est exactement le sentiment que j’essaye de faire passer : qu’elles en sont encore au stade de développement. L’humanité s’est plongée dans un état proche de l’hystérie à la vue des premiers résultats de la destruction atomique. L’imagination est déchaînée. Il y a ceux qui pensent que nous devrions nous débarrasser de toute autre forme de défense. Ils parlent de kamikazes qui se déguiseront, emporteront des bombes atomiques compactes dans des valises, et feront sauter ce pays. Une telle vision est fascinante, mais c’est une base dangereuse pour une vision nationale.

Concernant la taille des bombes, soit dit en passant, des propos ont été tenus par des gens mal informés. Combien de gens 'savent' que les bombes atomiques ne pesaient « que quelques dizaines de grammes » ou « quelques kilos » ? Après tout, notre bombardier le plus gros, pas un avion de chasse, a été choisi pour les transporter.

Un concours de circonstances a favorisé l’hystérie atomique. Les Japonais avaient toutes les raisons de propager des versions extrêmes. La bombe atomique leur a fourni l’excuse parfaite pour sauver la face au moment de la reddition. Ils pouvaient désormais prétendre qu’un élément presque surnaturel était intervenu pour forcer leur défaite.

La bombe a également fourni l’excuse parfaite à nos dirigeants pour sauver la face. Ils étaient sérieux quant à une invasion, insistant qu’il ne pouvait y avoir de victoire sans affrontement des armées japonaises de la manière traditionnelle. Nous gagnions contre le Japon grâce à notre supériorité aérienne, mais je suis personnellement convaincu que nous aurions continué avec le projet d’invasion dans tous les cas et payé le prix tragique et inutile en termes de vies humaines. L’inertie des préjugés était trop forte pour être stoppée.

La bombe atomique a instantanément libéré tout un chacun des engagements passés. Le cauchemar d’une invasion s’est évanoui, un miracle sauvant la vie de peut-être un demi-million d’Américains et de plusieurs millions de Japonais. Bien que les épisodes d’Hiroshima et Nagasaki aient ajouté moins de 3% à la dévastation matérielle déjà infligée au Japon par les forces aériennes, sa valeur psychologique a été incalculable – à la fois pour les vaincus et pour les vainqueurs.

La bombe atomique a parfaitement répondu aux objectifs de propagande. Pour les isolationnistes elle semblait la preuve finale que nous pouvions laisser le reste du monde livré à soi-même – avec notre avance dans l’énergie atomique et notre savoir-faire supérieur, nous étions en sécurité. Les internationalistes, en revanche, essayèrent de nous intimider en nous rappelant que nous n’avions pas un monopole de la science. Tout le monde pouvait fabriquer la bombe atomique, disaient-ils, et si nous ne jouions pas le jeu nous allions être anéantis.

Je suis de ceux qui ont lutté contre l’inertie en matière de supériorité aérienne. Par conséquent je suis satisfait qu’en termes d’énergie atomique le public est au fait, et que nous planifions bien à l’avance. Mais il n’est pas besoin des cris d’orfraie qui paralysent la compréhension. Notre seule assurance est de faire face à la vérité dans le calme.

Je demande sincèrement une période de latence quant aux spéculations atomiques, afin de permettre aux esprits de se calmer.

Je suis le dernier homme à nier que l’énergie atomique introduit un nouveau facteur vital et peut-être révolutionnaire dans le domaine de la science militaire et des relations internationales. Mais je ne crois pas que la révolution a déjà eu lieu et que nous devrions abandonner toutes nos facultés normales à une espèce de frénésie atomique. Quoi que nous décidions de faire, faisons-le dans le calme, logiquement et surtout sans faire abstraction des faits vérifiables. 

jeudi 31 mars 2016

Pendant ce temps à Fukushima II

Source - encore ici [Michel Gay]

Fukushima : peu d’impact des radiations sur la santé humaine

Publié le 

L’ONU le confirme, l’accident nucléaire de Fukushima n’a fait aucune victime. Pourquoi la presse n’en a-t-elle pas parlé ?



Les résultats les plus récents sur l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi du Comité Scientifique des Nations-Unies pour l’Étude des Effets des Rayonnement Ionisants (sigle anglais UNSCEAR1) concluent que :

  1. 1. « Aucun décès, aucune maladie grave ayant un lien avec des radiations n’a été observé parmi les travailleurs et l’ensemble de la population à la suite de l’accident de Fukushima »

  2. 2. « Aucune conséquence perceptible des radiations n’est à prévoir parmi le public exposé ou ses descendants ».

Le document de base est l’Annexe Scientifique du Volume I du Rapport de l’UNSCEAR (300 pages). Il est l’œuvre de plus de 80 experts de 18 pays, et a été approuvé par l’Assemblée Générale des Nations Unies fin 2013. Il est disponible en ligne en anglais. Il fut discuté lors de la soixantième session de l’UNSCEAR, tenue à Vienne du 27 au 31 mai 2013 qui a réuni environ 150 spécialistes de 27 pays, en présence d’observateurs d’organisations internationales comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de son Agence Internationale de Recherche sur le Cancer, ainsi que l’Organisation Mondiale de Météorologie(OMM).

Fin 2015, l’Assemblée Générale des Nations Unies a approuvé une résolution dans laquelle elle se félicite de la compétence et de l’impartialité du Comité et a demandé que les résultats de ses travaux soient diffusés dans le public.

Outre les principales conclusions énoncées ci-dessus, le rapport traite en détail des risques possibles. Pour la leucémie et les jeunes enfants, il indique :

« Considérant les expositions et les risques, ainsi que l’importance du groupe concerné, aucune augmentation [des cas de leucémie] ne sera susceptible d’être décelée » (p.79 §177).

Même conclusion pour les cancers du poumon et ceux de la thyroïde dans la population concernée : leur nombre ne sera pas affecté de façon suffisante pour que l’effet de l’accident apparaisse.

Vingt-trois types de cancers ont été examinés pour parvenir à cette même conclusion : pas d’impact prévisible à attendre de l’accident de Fukushima.

Cela ne signifie pas que des accidents du travail (chutes…) ou des accidents cardiaques ne soient pas survenus pendant l’irruption du tsunami dans la centrale ou durant les travaux ultérieurs, mais les quelques décès correspondants n’ont pas de rapport avec le fait que la centrale de Fukushima-Daiichi soit nucléaire.

Malgré des hypothèses de travail pessimistes, les conclusions de l’UNSCEAR sont que « l’accident de Fukushima n’a fait aucune victime, décès ou malade, du fait des radiations émises, et que dans l’avenir, les conséquences de ces mêmes radiations seront trop faibles pour être discernables ».

L’Organisation Mondiale de la Santé, dont des représentants ont contribué au Rapport de l’UNSCEAR, concluait dès début 20132 :

Les résultats présentés suggèrent que les augmentations de cas de maladies humaines attribuables à l’exposition supplémentaire aux rayonnements due à l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima sont probablement au-dessous des niveaux détectables.

Suivi de l’étude : le « White paper » de l’UNSCEAR de 2015.

« Le Comité déclare que les conclusions de son Rapport 2013 restent valables et, de plus, qu’elles sont largement confirmées par les nouvelles informations publiées depuis.
En particulier, le taux de détection important de nodules, kystes et cancers de la thyroïde sont le résultat de la multiplication des examens suite à cet accident et de la plus grande finesse de recherche du matériel utilisé, et pas de l’exposition aux radiations suite à l’accident nucléaire3. »

Les informations supplémentaires recueillies depuis le Rapport 2013 du Comité, confirment  donc  l’absence de décès, ou de malades qui auraient pu être causés par les radiations liées à l’accident de Fukushima, ainsi que d’absence probable d’effets discernables dans l’avenir.

Des résultats largement ignorés.

L’écart est stupéfiant entre les conclusions rassurantes du Comité des Nations Unies sur les conséquences de Fukushima et les descriptions apocalyptiques de cet accident véhiculées par les médias dans le public.

Les conclusions du Comité ont pourtant été rendues publiques. Le Rapport 2013 a fait l’objet d’une présentation à la presse mondiale4 à Vienne le 2 avril 2014. La couverture médiatique qui a suivi a été faible, y compris en France, à l’exception par exemple des Échos qui ouvrirent leurs colonnes à Jean Marc Jancovici.

En 2016, cinq ans après l’accident, la situation n’a pas changé. Les derniers résultats de l’UNSCEAR (Fukushima White Paper 2015) ont fait l’objet d’un communiqué de presse5 des Nations Unies le 22 octobre 2015, mais il est resté largement ignoré. En particulier, les conclusions sur l’absence d’effets de l’accident nucléaire sur les cancers de la thyroïde n’a pratiquement pas été repris.

Les conclusions l’UNSCEAR, dans son Rapport de 2013, et confirmées en 2015, sont toujours largement ignorées du public.

Le peu d’intérêt médiatique pour les travaux du Comité des Nations Unies, approuvés par l’Assemblée Générale des Nations unies, donne la part belle aux descriptions apocalyptiques des effets des radiations par des antinucléaires dogmatiques.

Faire peur est certainement plus vendeur que de rassurer… ou d’avouer avoir dit des bêtises pendant des années !

Cet article s’appuie largement sur le n°61 de la Lettre Géopolitique de Electricité du 20 mars 2016
  1.  
  2. 1. UNSCEAR : United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation. Le Comité scientifique de l’ONU sur les conséquences des émissions radioactives est un organisme international né en 1955 à la suite de la résolution 913 (X) de l’Assemblée générale des Nations unies et auquel participe 27 états.

  3. 2. Organisation Mondiale de la Santé-Rapport sur les risques pour la santé de l’accident nucléaire de Fukushima-28 février 2013

  4. 3. § 75, p.19 du « Fukushima White Paper 2015 »

  5. 4. Communiqué de presse des Nations Unies, UNIS/OUS/237

  6. 5. Press release-UNIS/OUS/309.

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Même chose avec Tchernobyl. Pour rappel:

Pendant ce temps à Fukushima I


mardi 22 mars 2016

Mission Britannique au Japon

Les effets des bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki
Rapport de la Mission Britannique au Japon


Chapitre IV

p. 5
Etant donné que l’explosion a eu lieu en altitude, la plupart des dégâts ont été dus à une poussée exercée vers le bas. Les exemples les plus caractéristiques sont les dalles en béton renforcé des toits qui se sont « creusées », certaines prenant la forme de coupelle. Pour la même raison, les poteaux télégraphiques et autres sont restés debout qui se trouvaient juste en-dessous de l’explosion [faux, ils sont quasiment tous restés debout, sauf ceux directement touchés par des bombes incendiaires. NdT], mais ont été renversés ou penchés lorsqu’ils étaient plus loin de l’épicentre. Les arbres juste en-dessous de l’explosion ont tenu le coup, mais leurs branches ont été poussées vers le bas [et ils n’ont pas été brûlés par la boule de feu subséquente ?! NdT].

p.10
Seul un pont en bois, et un bon en acier en mauvais état, furent détruit par l’explosion ; et neuf ponts en bois furent brûlés par les incendies qui ont suivi.

Chapitre V

p.12
58. Des témoins [??? Ils n’ont pas eu leur rétine cramée par le flash ?! S’ils ne s’attendaient pas à une attaque, pourquoi et d’où regardaient-ils l’événement ? D’immeubles ? Alors pourquoi ne se sont-ils pas planqués sous une table ou autre comme le voudrait un quelconque réflexe de survie résiduel ? NdT] dirent que les gens qui se trouvaient directement sous l’explosion sans protection eurent leur peau si sévèrement brûlée qu’elle prit immédiatement une teinte marron sombre ou noire : ces individus moururent en quelques minutes ou en heures au mieux.

p.13
63. La Mission fut très impressionnée par l’accumulation de preuves indirectes du grand nombre d’immeubles en béton renforcé dont les sous-sols, les escaliers, et certains étages qui avaient été protégés ne souffrirent pas d’incendies, alors que des étages du même immeuble avec des fenêtres exposées au flash furent vidés par les flammes [c’est les bombes incendiaires pour vous. NdT]. Un certain nombre d’immeubles en béton renforcé à Hiroshima avec des fenêtres masquées par des volets ont échappé aux flammes, apparemment parce que la radiation thermique, voyageant à la vitesse de la lumière, était arrivée et s’était dissipée avant le souffle qui lui voyageait à quelques centaines de mètres par seconde, faisant sauter les volets et exposant l’intérieur. Les forts incendies des alentours ne se sont pas étendus à ces immeubles.

64. Aucune preuve n’a pu être trouvée d’incendies causés directement par chaleur par convection, c.-à-d. par la chaleur transmise par l’air.

Chapitre VI

p.15
Durant toute la durée de la Mission, trois mois après le bombardement, il y avait des zones qui demeuraient radioactives tant à Hiroshima qu’à Nagasaki. Mais la quantité de radioactivité était alors insignifiante [trivial en anglais – insignifiante ?!? Mais…mais…mais…les rayons gamma mortels et tout et tout, et les cancers à n’en plus finir ?! NdT], et était ainsi depuis peu après l’explosion. Par exemple, des cas sont connus de gens dans les deux villes qui travaillaient près du point zéro dans l’après-midi suivant l’explosion sans effets néfastes. Et en dépit des récits du contraire, la flore s’épanouissait dans les deux villes. Ainsi la radioactivité résiduelle n’est-elle pas un risque quant à ces bombes ayant explosé en altitude. […]

Chapitre VII

p.17
Le plus grand nombre de blessures indirectes, et également de toutes les morts, semble être dû à l’effondrement des immeubles [ils tuent plus que la bombe elle-même ?! NdT].
En haut: Zone proche de l'épicentre (à gauche de la photo), à 300 m du  pont. Notez le peu qu'il reste des habitations japonaises traditionnelles.

En bas: Bâtiments industriels, à plus d'1,6 km du point zéro. [On notera que les structures en acier ont été 'soufflées' tandis que les bonnes vieilles cheminées en brique ont tenu le coup. NdT]
En haut: Immeuble en béton renforcé, 500 m du point zéro. [Comme d'hab, c'est le toit qui s'est effondré alors que les murs ont tenu, en dépit du "souffle" de l'explosion. NdT]

En bas: Distorsion de masse de structures en acier à ~800 m de l'épicentre. [L'acier en a pris un coup mais pas la brique qui compose les cheminées juste derrière?! NdT]

En haut: HIROSHIMA. Immeuble en béton renforcé à 300 m [!] de l'explosion, à gauche de la photo. Pas de dégâts matériels significatifs. Conçu pour résister aux tremblements de terre, il bénéficiait d'une structure en béton renforcé et d'une armature en acier. [Et les poteaux télégraphiques qui sont sur le côté, là d'où est arrivé le "souffle" de l'explosion, ils sont aussi en béton renforcé avec armature en acier ?! Et l'antenne et l'espèce de mini-phare sur le toit aussi ?! NdT]

[On notera que les débris sont suffisamment gentils pour ne pas se mettre en travers des routes!! Si les bâtiments et maisons avaient vraiment été soufflés au lieu de brûler sur place, les rues seraient impraticables. NdT]

 [Là encore l'acier se révèle inférieur à la bonne vieille brique. NdT]

En bas: Notez au premier plan les huttes érigées par les Japonais comme abris temporaires après l'explosion atomique. [Bien sûr, construisons des abris temporaires sur une zone hautement radioactive plutôt que d'évacuer les survivants...!!]

lundi 14 mars 2016

H. G. Wells cet inventeur de la bombe atomique

'The World Set Free' est un roman écrit par H. G. Wells en 1913 et publié en 1914. L'auteur y parle de la destruction du monde par des "bombes atomiques," montrant ainsi qu'il avait presque quarante ans d'avance sur son temps et inspirant des générations d'ingénieurs, militaires, et politiciens menteurs comme des arracheurs de dents. Il développe également son thème de prédilection: un nouvel ordre mondial prenant la forme d'une république unique bâtie sur les ruines du monde ancien. Ordo ab Chao donc, comme d'hab'.

*****

Son camarade, du genre moins imaginatif, était assis à cheval sur la longue boîte en forme de cercueil contenant les trois bombes atomiques, les nouvelles bombes qui continueraient à exploser indéfiniment et que jusqu’à présent personne n’avait vu utilisées sur le terrain. Jusque-là, le carolinum, leur composant essentiel, n’avait été testé qu’en quantités infinitésimales à l’intérieur de chambres en acier engoncées dans du plomb. Chap. II, section 3

La bombe produisit un flash aveuglant écarlate en plein vol, et tomba, formant une colonne de feu tournant en spirale au milieu d’un tourbillon. Chap. II, section 3

Appliqué à la guerre cela signifiait que le pouvoir d’infliger un coup, le pouvoir de détruire, augmentait continuellement. Il n’y avait aucune augmentation de la capacité d’y échapper. N’importe quel type de défense passive, d’armure, de fortifications, etc., était dépassé par cette augmentation fulgurante du côté destructif. Chap. II, section 5

…les bombes atomiques furent lancées sur les digues. Elles rendirent un puissant son de tonnerre dans le ciel, et tombèrent tel Lucifer sur la gravure, laissant derrière elles une traînée lumineuse dans le ciel. La nuit, qui avait été pellucide et détaillée et riche en événements, semblait avoir disparu, pour être remplacée tout d’un coup par un fond noir faisant ressortir ces terribles piliers de feu
Peu après le coup de tonnerre vint une bourrasque assourdissante, et le ciel fut rempli de lumières clignotantes et de nuages se mouvant à grande vitesse…
[…]
J’ai vu les bombes tomber, puis j’ai regardé une vive lueur écarlate bondir en réponse à chaque impact, et des masses montagneuses de vapeur d’une teinte rouge et des morceaux de shrapnel voler vers le zénith. Chap. II, section 8

Les bombes atomiques avaient réduit les problèmes internationaux au rang de petits détails insignifiants. Quand nos esprits s’éloignaient des préoccupations concernant nos besoins immédiats, on spéculait sur la possibilité de mettre un terme à l’utilisation de ces explosifs terrifiants avant que le monde ne soit complètement annihilé. Parce qu’il nous semblait plutôt évident que ces bombes ainsi que le pouvoir de destruction encore plus grand dont elles étaient les précurseurs auraient pu facilement briser n’importe quelle relation ou institution de l’humanité. Chap. II, section 9

Il avait une conviction limpide, que la guerre doit prendre fin, et que la seule façon de mettre un terme à la guerre est d’avoir un gouvernement unique pour l’humanité entière. Chap. III, section 1

…la conférence qui devait donner naissance à un nouvel ordre dans le monde. Chap. III, section 1

Les gouvernés feront montre de leur accord par le silence. Chap. III, section 2

La science,’ s’écria le roi présentement, ‘est le nouveau roi du monde.’ Chap. III, section 3

Et maintenant, après le choc des bombes atomiques, les masses de population qui s’étaient réunies jusque-là dans les centres-villes miteux de cette période furent dépossédées et éparpillées dans les zones rurales environnantes. C’était comme si une force brutale, devenue finalement impatiente à cause de l’aveuglement des hommes, avait, avec l’intention délibérée de réarranger les populations selon un modèle plus sain, fait trembler le monde. Les grandes régions industrielles et les grandes villes qui avaient échappé aux bombes étaient, du fait de leur effondrement économique complet, dans une situation aussi catastrophique que celles qui brûlaient, et la campagne était en désordre dû à une multitude d’étrangers errants sans foi ni loi.

C’est une chose remarquable qu’aucun récit complet contemporain de l’explosion des bombes atomiques n’existe.

Les phénomènes, on doit le rappeler, changeaient grandement d’un jour à l’autre, et même d’une heure à l’autre, au fur et à mesure que les bombes se déplaçaient, jetaient des fragments ou entraient en contact avec l’eau ou un sol plus ou moins dur. Barnet […] mentionne de massifs nuages de vapeur. […] Il parle également du grondement distant de l’explosion – ‘comme des trains passant sur des ponts en fer.’

…ils témoignent tous d’un énorme nuage de vapeur.

l’explosion incessante de la substance radioactive.

Il y a des récits de bouffées de vapeur lumineuse radioactive se déplaçant parfois sur des dizaines de km depuis l’épicentre des explosions et tuant et brûlant tout ce qu’elles recouvraient.

Sur la carte de pratiquement chaque pays du monde figurent trois ou quatre cercles rouges, d’une trentaine de km de diamètres, marquant la position des bombes atomiques en désintégration et les zones mortes que les hommes ont été forcés d’abandonner autour d’elles.

Chap. IV, section 3

Les radiations bouffent la peau des gens.

‘On m’a dit,’ expliqua Barnet, ‘que Paris ne sera pas susceptible d’être habitée avant plusieurs générations.’

Chap. IV, section 4

La population fut incroyablement apprivoisée par cette année de souffrance et de mort ; elle perdit les illusions héritées de ses traditions, fut privée de préjudices jusque-là bien ancrés ; elle se sentit aliénée dans un monde étrange, et prête à suivre n’importe quel leader pourvu de confiance en soi.

Le système capitaliste avait déjà éclaté au-delà de toute réparation possible par l’avènement d’or et d’énergie sans limite ; il tomba en morceaux à la première tentative de le remettre sur pieds.

Chap. IV, section 6

…le monde était divisé en dix circonscriptions… [Apocalypse, quelqu’un…?] Chap. IV, section 9

La catastrophe des bombes atomiques qui décrocha les hommes des villes, des affaires, et des relations économiques les décrocha également des vieilles habitudes de pensée fermement établies, et des croyances et préjudices ne reposant sur pas grand-chose et qu’ils tenaient du passé.

Le choc moral des bombes atomiques avait été profond, et pendant un moment le côté rusé de l’animal humain fut mis en sourdine par la réalisation sincère du besoin vital de reconstruction.

Le nouveau gouvernement découvrit très tôt le besoin d’une éducation universelle afin que les hommes correspondent aux conceptions de son pouvoir universel.

‘…La philosophie, les découvertes, l’art, tout talent, tout service rendu, l’amour : tels sont les moyens pour échapper à l’étroite solitude du désir, cette préoccupation menaçante du soi et des relations égoïstes, qui est l’enfer pour les individus, la trahison pour la race, et l’exil de Dieu…’

Chap. IV, section 11

Le penseur scientifique au fur et à mesure qu’il élargit les problèmes moraux à la vie collective, tombe inévitablement sur les paroles du Christ, et tout aussi inévitablement le Chrétien, au fur et à mesure que sa pensée s’éclaircit, en arrive à la république mondiale. Chap. IV, section 12

‘Vous savez, Monsieur, j’aime à penser – ces choses-là sont difficiles à prouver – que la civilisation était sur le point de s’effondrer quand les bombes atomiques sont venues la percuter, et que s’il n’y avait pas eu d’Holsten et pas de radioactivité induite, le monde se serait planté à peu près comme il l’a fait. Seulement au lieu qu’il se plante de telle manière à laisser la place à des choses meilleures, il aurait pu se planter sans chance aucune de rémission. Cela fait partie de mes occupations de comprendre l’économie, et de ce point de vue le siècle précédent Holsten n’a été qu’un crescendo de gâchis. Seul l’individualisme extrême de cette période, seul son manque absolu d’une quelconque compréhension ou finalité collectives peuvent expliquer un tel gâchis. L’humanité gaspillait des matériaux de manière insensée. Chap. V, section 5

‘Karenin ?’ demanda Rachel, ‘voulez-vous dire que les femmes doivent devenir des hommes ?’
‘Les hommes et les femmes doivent devenir des êtres humains.’

‘…Je me suis mis à lire les vieux documents sur les mouvements pour l’émancipation des femmes qui étaient à l’œuvre avant la découverte de la force atomique. Ces choses-là qui commencèrent avec le souhait d’échapper aux limitations et la servitude du sexe, finirent en une affirmation enflammée du sexe, et les femmes en héroïnes plus que jamais.

Chap. V, section 7

*****
Tout le monde vante les talents de visionnaire de Verne, mais qu'en est-il d'H. G. Wells? Les bombes atomiques, les limites du féminisme, le NOM...? Il est temps qu'on le réhabilite!

mardi 4 août 2015

Le Pied d’Éléphant, ou Méduse

Voilà un héritage de Tchernobyl, le pied d'éléphant. On a en général droit à des titres accrocheurs comme ici: "Le pied d’éléphant de Tchernobyl: un seul regard peut vous tuer"

Ou bien ceci: "Tenez-vous près de ce machin et vous mourrez!"


Et personne n'a pensé à le dire à ce gars-là???


Peut-être qu'il a regretté avoir été envoyé là-bas quand il s'est rendu compte qu'il était en train d'être vaporisé comme on le voit dans la photo ci-dessous:


Comme la propagande hollywoodienne le faisait craindre, le pire dans un accident nucléaire, c'est le Syndrome Chinois: le corium radioactif qui fond du réacteur et pénètre dans le sol sans jamais pouvoir être arrêté par quoi que ce soit. D'où les plans pour intégrer un récupérateur de corium dans les réacteurs récents, pour justement éviter ce cauchemar d'environnementaliste. Apparemment, ils n'ont pas eu ce problème à Tchernobyl. Dieu merci!

mercredi 29 juillet 2015

La propagande hollywoodienne

Hollywood s'en est donné à cœur joie pour faire peur aux populations grâce au thème du nucléaire. Et si Hollywood en fait un film, c'est déjà suspect!

Le Syndrome Chinois [The China Syndrome]


Sorti en 1979, le film raconte les problèmes rencontrés dans une centrale nucléaire suite à une construction bâclée afin d'économiser sur les coûts. Irradiation, peur panique de tout, etc..Du pur Hollywood. C'est le film auquel Galen Winsor se réfère dans sa conférence.

Le Jour d'Après [The Day After]


Film de 1983 avec l'inénarrable Steve Guttenberg [Police Academy], le film postule la réalisation de toutes les peurs de la Guerre Froide: une attaque nucléaire des USA sur l'URSS et vice-versa. Flash lumineux aveuglant, retombées radioactives, chute de cheveux...Tout était bon pour faire peur au bon public et le souder avec son gouvernement. 

Depuis, l'arme nucléaire est un des recours favoris des scénaristes et écrivains. De Tom Clancy aux dernières séries télé, tout est bon pour qu'un méchant [arabe de préférence, ou Nord Coréen] soit sur le point de s'emparer une bombe atomique et menace la planète. Dès le milieu des années 1980 [Retour vers le Futur], les Iraniens étaient parmi les favoris. Mais les Sud Africains n'étaient pas en reste.

Si Galen Winsor avait écrit pour Hollywood, la fiction aurait été plutôt ennuyeuse...

vendredi 17 juillet 2015

Conférence de Galen Winsor 6/6 (vidéo VOSTFR)

En fait la conférence s'étale sur 7 vidéos. La première que j'ai traduite était celle que je pensais la plus importante et qui doit s'intercaler entre la 5 et la 6.

Voilà donc la "5 bis":

et voilà la dernière:

mercredi 15 juillet 2015

Conférence de Galen Winsor 4/6 (vidéo VOSTFR)

Conférence de Galen Winsor 3/6 (vidéo VOSTFR)


[Note sur la traduction: 'spent fuel' ou 'combustible usagé' est du combustible nucléaire qui a été irradié.
Aussi, là encore, GW utilise le mot "burned", "brûlé", en décrivant ce qui est probablement une irradiation.]

jeudi 9 juillet 2015

Galen Winsor avale de l'uranium en poudre


Il en a mangé pendant les deux ans où il a fait le tour du pays pour ses conférences.

Aussi, il a nagé dans la piscine bleue (effet Tcherenkov) de l'usine nucléaire dans laquelle il travaillait.

Galen Winsor - L'Arnaque de la Peur du Nucléaire


Un bijou de rationalisation sur le sujet du nucléaire. Pas encore traduit malheureusement...

Ingénieur ayant travaillé plus de trente ans dans le nucléaire, Galen Winsor explique comment petit à petit, le nucléaire est passé d'une industrie classique à un sujet tabou à cause des normes et des décideurs qui ont graduellement introduit la peur des radiations là où elle n'existait pas.

lundi 22 juin 2015

Où sont les corps ? II

Voilà la seule photo que j'ai pu trouver montrant un mort, que ce soit pour Hiroshima (ici) ou Nagasaki:

Photo qui ressemble étrangement à celle-ci prise à Tokyo:


Pour l'une comme pour l'autre, il est indiqué que les victimes ont brûlé, comme on pourrait s'y attendre. Ce à quoi on ne s'attend pas, en revanche, c'est de ne pas en trouver d'autre, de photo. Il y a eu plusieurs dizaines de milliers de victimes - en un instant - et on ne les voit nulle part?! Rappelons que les habitants ont été pris par surprise et n'ont eu - s'ils ont même été alertés - que quelques minutes pour se mettre à l'abri. Mais des milliers de personnes au moins devaient se trouver dans les rues, tant à Hiroshima qu'à Nagasaki.
Les militaires US n'ont-ils pas pris de photo? Ils l'ont fait à Tokyo et Dresde, pourquoi pas ici, pour documenter les fameux effets de la bombe atomique? Elles n'ont pas té déclassifiées? Pourquoi, y a-t-il quelque chose à cacher?

Voilà ce qu'on trouve plus facilement:




Autrement dit, des brûlures comme celles, typiques, causées par le feu. Rien que l'on ne verra pas avec les photos des victimes de napalm au Vietnam.

Une des rares photos montrant les effets supposés des radiations:


Là encore, on devrait en voir des milliers comme elle, mais ce n'est pas le cas. Et sans rapport médical précis, on ne peut pas vraiment connaître la cause de quoi que ce soit en dehors de ce que nous dit la propagande US.

On a droit à ça aussi:

Pour essayer de nous faire croire qu'il est possible de vaporiser des gens.

La vérité est que même des feuilles ont laissé une ombre, sans pour autant être "vaporisées."

Ou encore (Hiroshima) :


Fourni sans rapport d'autopsie ni certificat médical!

Contrairement à ce qu'on a vu au billet précédent avec les photos des victimes des bombes incendiaires, on ne vous montrera pas les victimes des bombes atomiques...parce qu'il n'y a absolument aucune différence! Avec les immeubles, les Américains ont réussi à faire passer le mensonge. Avec les corps carbonisés, ça aurait été plus difficile vu que les dégâts étaient censés être beaucoup plus considérables. On aurait ainsi dû trouver des corps réduits pratiquement en cendres, des cadavres à tous les coins de rue, des victimes de radiations par milliers...Au lieu de ça, on se retrouve face à des survivants qui ont eu la présence d'esprit d'éteindre les flammes dans leurs immeubles respectifs à l'aide de seau d'eau, et une absence criante de cadavres.


("Les incendies ont été éteints à l'aide de seau d'eau.")